Un système qui réussit est un système où tous les enfants réussissent...


Conférence de presse de rentrée du Ministre de l'éducation nationale

"Un système qui réussit est un système où tous les enfants réussissent". Dans son discours de rentrée, Vincent PEILLON a souligné les efforts entrepris en une année avant de cibler les chantiers qui attendent les différents acteurs pour la mise en application de la loi de refondation de l'école votée le 8 juillet 2013. 

A l'occasion de la conférence de rentrée du 29 août 2013, le Ministre de l'éducation nationale a souligné avec insistance les moyens supplémentaires alloués sur l'année écoulée d'une part, les annonces pour la rentrée d'autre part : 7500 postes supplémentaires dans les classes, plus de maîtres que de classes, les 10 000 postes d'AVS pour une école inclusive, les contractuels pour aider les directeurs d'école dans leur tâches administratives. Autant d'initiatives qui contribuent à « apaiser le climat » après dix années de dégradation de la situation de l'école.

Tout en insistant avec la Ministre déléguée à la réussite éducative sur la mise en chantier des grands dossiers liés à la refondation (réforme des rythmes scolaires, accueil des élèves en situation de handicap, mise en place de la formation des enseignants et des personnels de l'éducation dans les ESPE, culture numérique), il met l'accent sur la nécessité « de nouvelles pédagogies » alliant innovation et usage du numérique. 

Il annonce les quatre grands chantiers de cette année : éducation prioritaire, le collège, la réflexion sur le métier d'enseignant et des professionnels de l'éducation, les programmes. Sur ces dossiers, les deux ministres s'engagent à faire appel à tous les acteurs de l'éducation dont les associations et mouvements d'éducation populaire.

conférence de presse sur la rentrée de la refondation - jeudi 29 août

 

La promotion de l'innovation pédagogique et de la culture numérique suffit-elle pour "refonder" l'école ?    

     Il est certes sain de faire appel à la créativité professionnelle, tant individuelle que collective et nous ne pouvons que souscrire à cette volonté affichée.

Toutefois, il ne suffit pas d'innover pour que ça change. Certaines pratiques aux habits de modernité peuvent s'avérer discriminantes, leurrer les élèves sur ce qui importe, les aveugler sur l'essentiel faute de clarté. Pour le GFEN, l'innovation est moins dans l'habillage des situations que dans une refonte de leur conception et de leur conduite pour créer les conditions d'une réussite partagée, au sein d'un collectif classe solidaire.

Le discours de clôture de notre université-congrès (Paris, juillet 2013)  par Jacques BERNARDIN, président du GFEN.


Jacqueline BONNARD


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