Extraits du Dialogue n° 147

Dialogue n° 147 - Enseignants : le travail sur le métier

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Je ne voulais pas être prof
Lila ECHARD  (p. 3)

J'ai 35 ans et cela fera bientôt dix ans que j'enseigne. Je ne voulais pas être enseignante. Je voulais être médecin. Je n'avais jamais envisagé faire des études de philosophie avant ma deuxième première année de médecine, mais j'avais toujours considéré, élève, que la philosophie devait être enseignée dès la 5ème. En fac de philo, il me semblait que nous étions formés à la recherche, je voulais être chercheur, je suis devenue prof. Aujourd'hui, lorsque j'envisage de changer de métier, un quart d'heure de réflexion me fait abandonner l'idée, et si je m'applique à y penser une semaine durant, je suis plus convaincue encore d'avoir de bonnes raisons de persévérer voire de l'aimer. Qu'ai-je à dire de ce métier aujourd'hui ?

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Regards croisés sur le métier
Jean-Jacques VIDAL   (p. 7)

Les élèves et leurs parents, les enseignants et les agents territoriaux ou de « vie scolaire » ont des regards différents sur les multiples facettes du métier, selon le rôle institutionnel ou non qu'ils ont à jouer au fil du quotidien des établissements scolaires. Un examen des représentations des uns et des autres à partir de la préparation et de la réalisation de sorties scolaires répétées par les classes d'une école en vue d'apprentissages multiples dans le cadre d'un projet de jardin partagé.

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Comment je me suis formé au métier d'enseignant... ou petite histoire d'un passé d'avenir
Yves BEAL    (p. 11)

Au moment où l'on parle de refondation de l'école, le témoignage d'une aventure qui a bouleversé le rapport au métier. L'auteur donne à lire plusieurs expériences de  travail d'équipe et de formation.

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Le « travail sur le travail », un instrument d'action pour les professeurs du secondaire
Jean-Luc ROGER et Danielle RUELLAND-ROGER, équipe de psychologie du travail et de clinique de l'activité CNAM-CRDT Paris    (p. 14)

Ce que nous faisons s'inscrit dans le contexte de la remise en cause actuelle du genre professionnel professoral existant, tel que ce terme est employé en clinique de l'activité (Clot, Travail et pouvoir d'agir, PUF. 2008). Remise en cause provoquée par ce que l'on peut désigner comme une véritable « crise de réalisation du travail » devant les difficultés rencontrées dans l'exercice quotidien du métier (Roger, in Le travail enseignant, Syllepse. 2010). Mais remise en cause aussi par l'institution « éducation nationale » qui tente d'imposer un nouveau métier avec de nouvelles finalités, de nouveaux contenus, de nouvelles formes de « management ».

La question posée est alors celle du pouvoir d'agir des professeurs, de la maîtrise ou non de leur métier : comment continuer à faire son travail et si possible un « bon travail » dont les critères de qualité pourraient être discutés, disputés avec les prescripteurs institutionnels ?

Dans ce contexte « le travail sur le travail » que nous proposons peut être un moyen d'affronter, individuellement et collectivement, les évolutions en cours.

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Former des professeurs des écoles avec les outils de l'analyse de l'activité et de l'éducation nouvelle ? A quelles conditions ?
Isabelle LARDON, chargée de formation dans l'académie de Dijon     (p. 19)

Une histoire vraie pour illustrer comment l'analyse du travail et l'auto-socio construction du savoir sont deux outils complémentaires pour faire bouger les lignes en formation d'adultes.

Les enseignants du premier degré qui scolarisent au quotidien des élèves "différents", qu'ils soient en difficultés scolaires, avec des "besoins éducatifs particuliers", reconnus "handicapés", ou "nouvellement arrivés en France"... sont souvent démunis devant une hétérogénéité qui semble de plus en plus grande. Comment faire vivre l'ambition de réussite de tous les élèves ?... Accompagner les enseignants est une priorité du plan départemental de formation continue et je programme une action intitulée "L'éducation inclusive : quelles questions, quels enjeux dans les classes ?".

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Si « enseigner est un métier qui s'apprend », est-ce aussi le cas pour « apprendre aux enseignants à enseigner » ?
Patrick PICARD, centre Alain-Savary, Institut de l'Education, ENS Lyon     (p. 24)

Refonder la formation, tout le monde est pour. Mais avec quels formateurs, quelles situations, quelles temporalités ? C'est peut-être en faisant un pas de côté en tentant de redéfinir le travail enseignant qu'on peut y voir plus clair, sans pour autant y trouver des solutions toutes faites...

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Comment faire réfléchir sur le métier ?
François BICHLE, Jean-Jacques VIDAL       (p. 27)

Le groupe du GFEN de Besançon a proposé, avec le Snuipp FSU du Doubs, des sessions de formation s'adressant à des professeurs des écoles stagiaires, ou débutants, au cours de l'année scolaire 2011-2012. Il s'agissait d'identifier ensemble des problématiques du métier, à partir de vidéos où des enseignants sont filmés avec leur classe.

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Repenser le métier... et si on se la jouait collectif ?
Jacqueline BONNARD      (p. 30)

Il existe des équipes d'enseignants qui, face à des situations en apparence inextricables, ont relevé le défi du « Tous capables ! » : tous capables d'apprendre et de s'émanciper par le savoir, tous capables d'enseigner et de mener à bien les objectifs visés par les programmes. Le propos est ici illustré à l'aide de deux exemples d'équipes suivies pendant plusieurs années : l'équipe éducative d'une classe productique en lycée professionnel, l'équipe pédagogique d'une classe de seconde d'un lycée d'enseignement général.

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S'inscrire dans un travail collectif avec une équipe d'enseignants
Pascale BILLEREY     (p. 33)

De nombreux enseignants ne se retrouvent plus dans leur métier, confrontés à une conception et organisation du travail trop étriqué : une multiplication de tâches, de réunions, une vision à court terme des attendus éducatifs, sans véritable force politique, des conditions de travail épuisantes, une pression institutionnelle. Trop d'énergie se retrouve dissipée dans un travail formel qui pousse à endurer un travail ni fait, ni à faire. Construire « un collectif de travail » peut être une autre manière de penser et de mettre en œuvre son métier.

L'auteur nous fait part ici de principes pouvant guider un travail collectif au sein d'une école élémentaire et l'illustre par des exemples concrets.

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Le métier enseignant
Jacques BERNARDIN    (p. 36)
                                                      

Texte présenté à la Commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat (fév. 2012)

A partir de l'analyse de l'état actuel du métier, quel cadre se donner pour en repenser l'avenir ? Sur quels points agir prioritairement pour une meilleure réussite des élèves et développer la professionnalité des enseignants ?

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L'enseignant peut-il rendre productive la démarche d'auto-socio-construction pour des élèves d'origine populaire ? Oui !... à certaines conditions
Michel BARAER et Françoise TOANEN      (p. 41)

Présentation d'une séquence en géométrie menée dans une classe de grande section de maternelle par Françoise Toanen et filmée par Michel Baraer. La situation de recherche dont il est question a été présentée par Odette Bassis dans son ouvrage Concepts clés  et situations-problèmes en mathématiques Géométrie, mesures et processus cognitifs. Le lecteur familier du GFEN sera donc en terrain connu. Cependant, il ne s'agit pas pour les auteurs de montrer, une fois de plus le bien fondé de la démarche d'auto-socio-construction des connaissances, mais de voir comment y réagissent des élèves de milieux populaires, et par quelles conduites l'enseignant peut en tirer le meilleur parti.

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D'une loi d'orientation à l'autre, les problèmes restent posés
Philippe PERRENOUD, entretien avec François JARRAUD  (p. 46)

Un entretien de Philippe Perrenoud avec François Jarraud, paru sur le site du Café pédagogique alors que la précédente loi d'orientation, celle de 2005, était en préparation. Les points abordés, toujours d'actualité en cette période de « refondation », donnent à réfléchir sur le sens du métier enseignant, la professionnalité, les pratiques d'enseignement, la formation.

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« Pour se préparer au métier réel d'enseignant : se former pédagogue
Etiennette VELLAS, GREN, Groupe Romand d'éducation nouvelle       (p. 51)

Peut-on encore former les enseignants ? La question circule actuellement (Guibert et Troger, 2012). Que répondre en tant que Mouvement pédagogique ? Oui, bien sûr... mais former des pédagogues est certainement franchir un pas supplémentaire. Parce que former des pédagogues, c'est former des enseignants, mais à la réalité de l'éducation et de la réflexion globale qu'elle impose. Et non à une seule pratique de l'enseignement imaginée, ce que provoquent aussi des pratiques d'enseignants observées sur le terrain. Même bien analysées ensuite. Le rêve de la bonne pratique l'emportant alors toujours avec cette issue regrettable : un abandon des apports de la formation face à une réalité complexe de l'acte d'éduquer in vivo et dans la durée.

Le pas de plus concerne aussi la recherche en éducation : former des pédagogues, c'est transformer la recherche globale en éducation, qui doit être la plus complète possible pour alimenter les pratiques. Se former pédagogue, c'est se savoir porteur de cette recherche. En créateur d'une « théorie pratique » et de savoirs spécifiques, et en acteur mettant à l'épreuve les savoirs déjà élaborés scientifiquement et pédagogiquement.

Mais comment s'y prendre concrètement en formation initiale ? Quel type de situation proposer ?

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Quelles formation pour quels enseignants ?
Philippe MEIRIEU      (p. 55)

extrait d' Enseigner, scénario pour un métier nouveau

L'auteur développe ici deux principes essentiels pour une formation d'enseignants : centrer la formation sur l'apprentissage et placer le maitre en situation de recherche-action. Il décrit des pratiques de formation et analyse deux modèles possibles pour aider les enseignants à adopter une attitude à la fois prospective et critique dans leur enseignement.

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