Agenda des groupes et secteurs
Valérie Pinton | le 01/01/1970 00:00
Activités des groupes et secteurs par ordre chronologique.
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Mouvement de recherche et de formation en éducation
Tous capables ! Tous chercheurs ! Tous créateurs !
Dimanches de 10h à 17h, siège du GFEN, 14 avenue Spinoza, Ivry sur Seine (94) (Métro 7 Mairie d'Ivry, RER C Ivry) sauf pour deux d'entre elles qui se tiendront au lycée Henri IV, rue Clovis à Paris (Métro Luxembourg ou St Michel), chez Fabienne Schmitt.
Les 1 et 2 juin 2013, Maison des Associations Boris Vian, 13 avenue Marcel Paul, Vénissieux (69)
Au
cours de ce 2èm séminaire, nous poursuivrons la réflexion engagée l'an dernier sur notre bien commun que constitue la
démarche d'auto-socio-construction du savoir. Organisé par le secteur Langues, le secteur Philo, le Groupe du Lyonnais du GFEN, et le Groupe Romand d'Education Nouvelle. Réservé aux adhérents
Les 29, 30 et 31 août 2012, 3, rue Récamier, Paris 7ème
Voir le dépliant (programme et bulletin d'inscription)
Que dire, que faire, quand la loi nous révolte ? De quel droit jugeons-nous la Justice injuste, et comment, sinon par des moyens illégaux, changer les lois ? Tel est le problème philosophique que soulève la désobéissance civile : peut-on déroger à la légalité républicaine sans introduire par là même le ferment de la guerre civile ? De quelle légitimité les hors-la-loi pourraient-ils se prévaloir contre les décisions de la majorité des citoyens ? De leur conscience morale personnelle ? Mais au nom de quoi celle-ci serait-elle supérieure à celles des autres citoyens ? La désobéissance n'est-elle pas finalement une forme nouvelle de terrorisme, moraliste et sectaire ? Ou est-elle au contraire, comme le prétendent ses partisans, un appel responsable, certes pour l'heure minoritaire, à une souveraineté populaire à venir ? Peut-on distinguer a priori la violence fondatrice du droit de la violence chaotique de l'émeute ? Comment distinguer la délinquance, voire le crime, et l'action politique ? La justice semble donc ainsi toujours convoquée : entre force de loi et lois des forces, pourquoi, et comment, est-il possible de créer du droit ?
« Le peuple comme source de pouvoir », tel est l'un des arguments avancés par Bertrand Russell pour réunir autour de lui des citoyens du monde entier, afin de juger si les USA sont coupables ou non de crimes de guerre au Vietnam. Le Tribunal Russell est devenu ainsi un exemple de remise en cause de la justice instituée. Cette fois, il ne s'agit pas de critiquer une loi dans un seul État, mais de faire pression sur tous les États afin qu'ils mettent en place une justice internationale. Pourquoi ? Parce qu'au delà de l'État national, tous les citoyens et peuples du monde doivent pouvoir exercer une souveraineté collective sur les guerres en cours. Dès 1967, le Tribunal B. Russell réclame une formalisation institutionnelle de ce pouvoir populaire ; en 2002 la Cour Pénale Internationale est créée et en 2012, son premier jugement est rendu. Cette continuité historique ne prouve-t-elle pas, rétrospectivement, le bien-fondé de la démarche de B. Russell, sans sous-estimer toutefois les difficultés philosophiques qu'elle implique : s'agit-il ici de former une conscience critique planétaire ? D'instituer l'équivalent d'un État mondial ? Ou d'appeler à la formation d'un « contrat social » interétatique, et donc d'une justice internationale ?
Ces questionnements contemporains trouvent, bien entendu, leurs sources dans la figure légendaire d'Antigone, que le GFEN a souvent évoquée et travaillée, notamment par le biais de la démarche du « procès ». Notons en effet que les questions relatives à la désobéissance civile et au tribunal Russell passent par une mise en procès des procès, et des procédures en particulier ; c'est pourquoi revenir à Antigone nous semble intellectuellement et pédagogiquement pertinent : comment, à partir d'un renouvellement de la démarche, pouvons-nous nous appuyer sur cette figure canonique pour mieux penser notre temps ? Antigone désobéit-elle à la loi de Créon pour elle-même et sa famille, réclamant ainsi un privilège, ou pour que la loi change pour tous? S'agit-il d'une désobéissance civile, d'une désobéissance civique, d'une simple objection de conscience ou d'un acte de résistance ?
Le secteur philo du GFEN vous propose de venir travailler ces questions dans des démarches de recherche qui alterneront travail individuel et travail collectif, lectures et écritures de textes philosophiques, démarches qui seront analysées ensuite tant du point de vue de leur contenu philosophique que du point de vue de leur pertinence pédagogique et de leur faisabilité avec des élèves en classe.
Ce stage est naturellement ouvert à toutes celles et ceux qui aiment la marche et les paysages philosophiques nouveaux; il s'adresse toutefois plus particulièrement à ceux qui se préoccupent d'éducation, ou plutôt de l'autorité d'une éducation non autoritaire ; aux enseignants de philosophie bien sûr, qui trouveront ici de quoi interroger l'évolution de leur métier.
Prix du stage : de 25 € à 70 € selon revenus
Pour toute information, contacter :
GFEN Secteur Philosophie
Nicole GRATALOUP - 4 rue de la Renardière- 93100 MONTREUIL
01 48 54 77 65 / nicole.grataloup2@wanadoo.fr
ou
Lila ECHARD lilaechard@hotmail.com