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Les activités du secteur Philosophie

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Séminaire : L'animation de la démarche d'auto-socio-construction du savoir en question

2 et 3 juin 2012

Vénissieux (69)

En collaboration avec le GFEN du Lyonnais, le secteur national Langues, ainsi que le Groupe Romand d'Education Nouvelle. Il s'agira de creuser la problématique de l'animation des démarches d'auto-socio-construction du savoir (DASCS) pour mieux comprendre ce que nous faisons quand nous animons.

Programme et inscription

Les réunions du secteur Philosophie

Dimanches  6 novembre,  4 décembre 2011, 8 janvier, 5 février, 11 mars, 1er avril, 13 mai, 10 juin 2012.
De 9h30 à 17h

Siège du GFEN , 14 avenue Spinoza, Ivry sur Seine (94) (Métro 7 Mairie d'Ivry, RER C Ivry)

Nous pouvons héberger les non-parisiens si vous nous prévenez un peu à l'avance, et rembourser les frais de déplacement.

- le 4 décembre : Jean-Charles Royer et Fabienne Khoudar nous feront un compte rendu de lecture du dernier livre de Christian Laval (et alii) La nouvelle école capitaliste (La Découverte, 2011). On entend beaucoup dire en ce moment que les pratiques d'éducation nouvelles sont « complices » des conceptions néolibérales de l'école... qu'en est-il ? Peut-on travailler à une « éthique politique de l'éducation » qui lèverait ce soupçon ?

- le 6 novembre : le matin, François Athané nous présentera ce qu'il a fait avec diverses classes autour d'une conférence de Sartre (1967, dans Situations VIII) consacrée à la justice internationale, dans le cadre du Tribunal Russell sur les crimes de guerre commis par l'armée américaine au Vietnam. L'intérêt est de travailler sur la notion de justice et sur un éventuel progrès de la justice à travers l'histoire. Mais c'est aussi de mettre en œuvre les connexions que le cours de philo, avec un tel texte, peut établir avec les connaissances acquises par ailleurs par les élèves, notamment en cours d'histoire. On pourra éventuellement étendre la réflexion au questionnement sur la justice pénale chez les intellectuels de gauche dans les années 60 et 70 (Foucault entre autres).

L'après midi, dans la continuité, Cécile Victorri nous propose de reposer la question des démarches (qui « marchent » ou pas) à partir de son expérience du colloque des philosophes sur l'égalité vécu avec plusieurs classes : confronter plusieurs démarches sur la question de la justice, ou plusieurs versions de la même démarche peut nous aider à comprendre pourquoi une même proposition peut réussir ou échouer selon les classes, le moment ou la manière dont on la présente..

 

Compte rendu de la réunion du 2 octobre et programme de travail :

La base de la discussion a été l'analyse et le bilan du stage « Auteur et autorité » que nous avons fait fin août et qui a réuni 21 personnes. Elle a été essentiellement centrée sur la question de la démarche, plus que sur le contenu  du stage : cela fait quelques années que nous cherchons à retravailler l'idée et la pratique de la démarche, et cette discussion nous a permis de cerner plus précisément nos questions.

A partir du sentiment d'inachèvement que nous ont laissé plusieurs démarches du stage, nous nous sommes posé une première question : que veut dire « aller jusqu'au bout d'une démarche » ? S'agit-il d'ouvrir des pistes de réflexion multiples et diverses (à une époque au GFEN on parlait de « démarche d'exploration »), ou bien de faire une vraie construction de savoir sur un objet ? D'ouvrir de grands chantiers ou d'élaborer du savoir de manière plus précise et plus cadrée ? La dimension de défi, de pari de réussite, de plaisir du « remue-méninges » suffit-elle pour que les élèves aient appris quelque chose ? Et peut-on compter sur la frustration engendrée par une démarche non aboutie pour susciter le désir d'en savoir plus ?

Qu'est-ce qu'une démarche « qui marche » ? Peut-on cerner ce qu'on en attend, au niveau cognitif, et évaluer ce qui a été acquis ? Certains dans le groupe sont allergiques à la notion d'évaluation, à cause de son omniprésence dans le discours néolibéral actuel, d'autres pensent qu'il ne faut pas laisser la question à la logique managériale, sous peine d'en subir passivement les effets..

Qu'est-ce qu'une consigne qui fonctionne ? On peut avoir une super bonne idée de démarche et ne pas trouver les consignes opérantes pour qu'elle fonctionne. Cela suppose sans doute de redéfinir les objectifs de la démarche en philo : en termes de « geste philosophique », en termes de contenus de savoir, en termes de construction de repères conceptuels sur un champ de questionnement ? Mais aussi de trouver les outils, dans la consigne, pour que les acquis de la démarche puissent être nommés et pensés de la manière la plus claire possible. Par exemple, quelle est la fonction de la consigne « faire une affiche », à quoi servent les affiches, à quelles conditions sont-elles utiles ? Ou encore, comment rendre les consignes de lecture de textes plus efficaces ?

Une autre question nous a occupés : qu'est-ce qui différencie une démarche faite en stage et une démarche faite en classe ? Y a-t-il une différence de nature liée à la différence de cadre institutionnel, de compétences des participants, ou bien une différence de degré seulement ? Sommes-nous en stage comme des élèves ? L'animateur d'une démarche en stage a-t-il le même statut, la même fonction, les mêmes responsabilités qu'un prof dans sa classe ? Qu'en est-il de l'égalité ou de l'inégalité entre prof et élèves, animateur et stagiaires ? L'institution du groupe classe dans l'égalité des intelligences, est-ce que ça se construit ? Est-ce que ça doit être présupposé pour pouvoir se construire ? Pourquoi peut-on avoir l'impression que les démarches du GFEN sont plus difficiles à défendre devant les élèves qu'avec des stagiaires ?

Et par voie de conséquence, quel rapport entre notre travail au sein du groupe philo et notre travail de prof (ou notre travail professionnel en général) ? Quel doit être le travail du groupe philo ? Un groupe pour réfléchir à des questions philosophiques qui nous intéressent, pour nous ? Un groupe pour préparer des démarches qu'on réinvestira dans sa classe, après les avoir expérimentées en stage ? Un groupe pour réfléchir aux enjeux politiques de l'éducation ? Tout cela à la fois ? Autre chose encore ?

Bref, sur ces questions, des désaccords vifs se sont exprimés, dont les enjeux nous semblent importants pédagogiquement et politiquement : nous voulons donc les avoir en tête cette année comme une sorte de fil rouge, et les travailler à l'intérieur des différents objets de travail que nous proposerons tout au long de l'année. Pour l'instant, seuls les objets des deux premières séances sont définis et nous définirons les autres au fur et à mesure :

 


Stage "L'auteur et l'autorité"

29, 30 et 31 août 2011

3, rue Récamier, Paris 7ème

Voir la plaquette (programme, bulletin d'inscription)

« En pratique aussi bien qu'en théorie, nous ne sommes plus en mesure de savoir ce que l'autorité est réellement » Hannah Arendt, Qu'est-ce que l'autorité ?

Les années 70 critiquaient à tout va : l'autorité des maîtres, des parents, de l'armée et des hommes politiques...Les années 2.0 justifieront la hiérarchie à tour de bras, se dégoûtant des anarchies de mai. Et nous voilà convoqués à nous alarmer de la violence de jeunes barbares, et à pleurer l'ordre ancien : faut-il donc y répondre ?

Il est hors de question de se laisser dicter les termes et de s'emprisonner dans des caricatures, ou pire : de déjà discuter des moyens, de l'efficacité des peines, ou du crime de lèse-majesté ; ne supposons pas résolu par les figures du passé ce qui est manifestement en crise aujourd'hui : qu'est-ce qui fait (ou ne fait plus désormais) autorité en chacun ? Qu'advient-il au désir qui fasse consentir, assumer, vouloir : une croyance ? Une foi ?

Mais à quoi tiennent-ils ?
Le Père, le Prophète, le Professeur, l'Expert, le Président... et les autres ?

Manifestement les politiques autoritaires, soucieuses d'efficace gouvernance, échouent : elles n'empêchent ni la déconsidération des institutions, école comprise, ni la défiance, ni la désobéissance. Le secteur philo du GFEN propose de travailler, pour comprendre ce phénomène, sur l'hypothèse suivante : si les autorités ne font plus autorité, si les maîtres tombent, c'est peut-être qu'à la question fondamentale de l'auteur et de l'autorisation s'est substituée une réponse exclusivement technique de ré-incarnation personnalisée des forces policières.

Contre cette facilité navrante, le secteur philo vous propose d'approcher l'autorité par un biais inédit, étonnamment négligé : celui de l'auteur et de sa légitimité ; qu'est-ce qui fait qu'un auteur est reconnu comme tel ? D'où tire-t-il lui-même sa loi et la foi qu'il inspire ? Ici, les confusions de l'énoncé et de l'énonçant qui travaillent les discours doivent être questionnées :

L'autorité d'un discours se mesure-t-elle à ce qu'il fait ?
La vérité à ce qu'elle défait ?

Le secteur a arpenté cette année ces chemins de (peu de) foi et de (dés-)obéissance, et vous propose en cette fin de vacances une belle randonnée de trois jours : nous escarperons d'abord l'autorité de l'Auteur à l'horizon de la Toile ; nous traverserons ensuite la Méditerranée pour y rencontrer les prophètes et suivre Averroès dans son discours décisif concernant les conflits d'autorité entre philosophes et religieux, pour sonder finalement cette eau trouble : que veut dire au juste : « penser par soi-même »? Nous chercherons les voies de l'émancipation avec l'aide de J. Rancière, ce qui nous amènera à interroger les figures de l'autorité politique (en sommes nous les auteurs ?), pour finir sur la question de l'autorité et de l'égalité à l'école : comment définir une éthique politique de l'éducation ?

Ce stage est naturellement ouvert à toutes celles et ceux qui aiment la marche et les paysages philosophiques nouveaux; il s'adresse toutefois plus particulièrement à ceux qui se préoccupent d'éducation, ou plutôt de l'autorité d'une éducation non autoritaire ; aux enseignants de philosophie bien sûr, qui trouveront ici de quoi interroger l'évolution de leur métier.

 

S'inscrire au plus tôt, et impérativement avant le 15 juillet 2011

Prix du stage : de 20 € à 60 € selon revenus

 Pour toute information, contacter :
- Jean-Charles Royer (St Ouen) 06 77 09 96 74 jean-charles.royer@wanadoo.fr
- Cécile Victorri (Paris) 06 17 14 09 78 cvictorri@yahoo.fr
- Catherine Métivier (Paris) 06 71 80 69 65 metivier.catherine@wanadoo.fr
- Nicole Grataloup (Montreuil) 06 89 28 24 62 nicole.grataloup2@wanadoo.fr
- Fabienne Khoudar (Morangis) 06 86 98 61 07 fabienne.khoudar@orange.fr


Renseignements :

GFEN Secteur Philosophie
Nicole GRATALOUP - 4 rue de la Renardière- 93100 MONTREUIL
01 48 54 77 65 / nicole.grataloup2@wanadoo.fr
ou
Lila ECHARD lilaechard@hotmail.com



 
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